Six vies sont aujourd’hui menacées.

L’Association Solidarité Internationale pour la Paix (ASIP) appelle les autorités iraniennes à suspendre immédiatement les exécutions de plusieurs prisonniers dont les procédures judiciaires soulèvent de graves préoccupations relatives à la torture, à la détention arbitraire et au respect du droit à un procès équitable.

Le 28 mai 2026, les procédures spéciales des Nations Unies ont adressé une intervention urgente aux autorités iraniennes concernant Bita Hemmati, Mohammadreza Majidi-Asl, Yousef Ahmadi, Raouf Sheikh-Maroufi, Mohammad Faraji, Mohsen Eslamkhah et Ruhollah Korki.

Les experts ont indiqué que plusieurs des personnes concernées se trouvaient sous une menace imminente d’exécution.

Parmi elles figurent également des prisonniers détenus dans des régions kurdes de l’Iran.

Une condamnation à mort est irréversible.

Lorsque des allégations de torture, de détention arbitraire ou de violations des garanties judiciaires existent, aucune exécution ne devrait être mise en œuvre avant que tous les faits aient été examinés de manière indépendante.

L’ASIP rappelle que la torture est interdite en toutes circonstances.

Aucun objectif de sécurité nationale, aucune situation d’urgence et aucune accusation pénale ne peuvent justifier son utilisation.

Lorsqu’un tribunal se fonde sur des aveux dont il existe des raisons crédibles de penser qu’ils ont été obtenus sous la torture ou la contrainte, l’intégrité même du processus judiciaire est compromise.

Le droit à un avocat indépendant est également essentiel.

Une personne risquant la peine capitale doit disposer du temps, des informations et des moyens nécessaires pour préparer sa défense et exercer toutes les voies de recours disponibles.

Ces garanties ne sont pas des formalités.

Lorsque la sanction peut être la mort, elles représentent parfois la différence entre la vie et une erreur irréparable.

L’ASIP demande donc la suspension immédiate de toutes les mesures d’exécution concernant les personnes visées par la communication des Nations Unies.

Nous demandons que leurs dossiers soient réexaminés par des juridictions respectant pleinement les normes internationales relatives au procès équitable.

Toutes les allégations de torture ou de mauvais traitements doivent faire l’objet d’enquêtes indépendantes et leurs auteurs présumés doivent être poursuivis lorsque les faits sont établis.

Plus largement, l’ASIP appelle une nouvelle fois l’Iran à instaurer un moratoire sur toutes les exécutions.

L’augmentation du recours à la peine capitale au cours des dernières années et son impact sur des personnes appartenant notamment aux communautés kurde et baloutche nécessitent une vigilance particulière de la communauté internationale.

Il ne doit exister aucune justice différente selon l’origine ethnique, la situation économique ou les opinions politiques d’un accusé.

La justice perd sa signification lorsqu’elle devient irréversible avant même que les doutes entourant une procédure aient été levés.

Aujourd’hui, il est encore possible d’empêcher ces exécutions.

Demain, il sera peut-être trop tard.

L’ASIP appelle les autorités iraniennes à choisir la vie, à respecter leurs obligations internationales et à permettre un réexamen véritablement indépendant de ces affaires.

Association Solidarité Internationale pour la Paix – ASIP
Genève, Suisse