15 avril 2026

L’Association Solidarité Internationale pour la Paix (ASIP) exprime sa profonde préoccupation face aux informations concernant l’arrestation arbitraire, la disparition forcée présumée, la torture et les mauvais traitements infligés à plusieurs membres de la communauté bahá’íe en République islamique d’Iran.

Le 13 avril 2026, plusieurs experts des Nations Unies ont adressé une communication urgente aux autorités iraniennes concernant sept personnes appartenant à la minorité religieuse bahá’íe.

Parmi les cas signalés figurent notamment Peyvand Naimi et Borna Naimi, dont la situation a suscité des inquiétudes particulièrement graves concernant leur intégrité physique et leur vie.

Les informations communiquées aux mécanismes internationaux font état d’arrestations arbitraires, de périodes pendant lesquelles certaines personnes auraient été soustraites à la protection de la loi, ainsi que d’allégations de torture ou de traitements cruels, inhumains ou dégradants.

Il est également allégué que des pressions auraient été exercées afin d’obtenir de faux aveux.

Ces informations doivent faire l’objet d’enquêtes immédiates, indépendantes et crédibles.

La communauté bahá’íe d’Iran est confrontée depuis plusieurs décennies à des restrictions affectant notamment la liberté de religion ou de conviction, l’accès à l’éducation, l’emploi, la propriété et la liberté d’association.

L’ASIP rappelle un principe fondamental : nul ne devrait être arrêté, emprisonné ou privé de ses droits en raison de sa religion ou de sa conviction.

La liberté de religion ou de conviction comprend le droit d’avoir, d’adopter, de pratiquer ou de changer une religion ou une conviction, individuellement ou collectivement.

Ce droit protège également les personnes appartenant à des communautés religieuses minoritaires.

Les autorités iraniennes ont l’obligation de garantir la sécurité et les droits de tous les citoyens, qu’ils soient musulmans, chrétiens, juifs, bahaïs ou qu’ils appartiennent à toute autre religion ou conviction.

La religion ne saurait être utilisée comme critère permettant de déterminer qui mérite pleinement la protection de la loi.

L’ASIP demande aux autorités iraniennes de révéler immédiatement le lieu et les conditions de détention de toute personne dont le sort demeure incertain et de permettre aux familles de communiquer avec leurs proches.

Toute personne détenue doit pouvoir bénéficier rapidement d’une assistance juridique indépendante et de soins médicaux appropriés.

Toute allégation de torture doit faire l’objet d’une enquête.

Aucune déclaration obtenue sous la torture, sous la menace ou sous une autre forme de contrainte ne doit pouvoir être utilisée comme élément de preuve devant un tribunal.

Lorsque des personnes sont détenues uniquement en raison de l’exercice pacifique de leur liberté de religion, de conviction, d’expression ou d’association, elles doivent être libérées.

L’ASIP appelle également les autorités iraniennes à mettre fin aux politiques et pratiques discriminatoires visant les bahaïs et à garantir leur égalité devant la loi.

La défense des droits des minorités religieuses ne consiste pas à défendre une religion contre une autre.

Elle consiste à défendre le droit de chaque être humain à vivre librement selon ses convictions sans craindre la prison, la discrimination ou la violence.

Une société ne peut être considérée comme véritablement libre lorsque la sécurité d’une personne dépend de la religion inscrite — ou non inscrite — sur son identité.

L’Association Solidarité Internationale pour la Paix appelle la communauté internationale et les mécanismes des Nations Unies à maintenir leur attention sur ces cas et à demander des garanties immédiates concernant la sécurité des personnes concernées.

La diversité religieuse doit être protégée.

La croyance ne doit jamais devenir un motif de persécution.

Association Solidarité Internationale pour la Paix – ASIP
Genève, Suisse